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Le siwak : une tradition millénaire

D'où vient le siwak ? Histoire du miswak, de l'Antiquité à nos jours, de la péninsule Arabique à l'Afrique et à l'Asie du Sud.

· 2 min de lecture

Arak dans un paysage désertique, gravure à l'encre et à l'aquarelle

Avant la brosse à dents en nylon, il y avait la branche. Partout où poussent des arbres aux fibres souples, les humains ont mâché des bâtonnets pour se nettoyer les dents. Le siwak, aussi écrit miswak, est l’héritier le plus célèbre de cette pratique : il traverse les siècles sans avoir changé de forme.

Un bâton, un arbre

Le siwak traditionnel est taillé dans les racines, les rameaux ou l’écorce de l’arak (Salvadora persica), un arbuste résistant qui pousse dans les régions arides, de l’Arabie à l’Afrique de l’Est et au Pakistan. Sa fibre est assez souple pour s’effiler en fines soies quand on la mâche, ce qui donne une brosse naturelle en quelques secondes.

Des racines très anciennes

Des bâtonnets à mâcher sont mentionnés dans de nombreuses civilisations : Babylone, l’Égypte ancienne, l’Inde ou le monde arabe, selon les sources historiques. Il est difficile de dater précisément le premier usage de l’arak, mais la tradition est attestée depuis très longtemps autour de la mer Rouge et du golfe Persique.

Une place particulière dans la tradition musulmane

Le siwak est surtout connu aujourd’hui pour sa place dans la tradition musulmane. Un hadith rapporté par Boukhari et Mouslim cite le Prophète disant que, s’il ne craignait de surcharger sa communauté, il leur aurait prescrit le siwak à chaque prière. Cette recommandation a fait du siwak un geste quotidien pour des centaines de millions de personnes, bien au-delà de la seule question d’hygiène : on parle de sunna, d’où le nom de ce site.

Un usage qui n’a jamais disparu

Aujourd’hui encore, des marchés de Djeddah à Khartoum, de Karachi à Zanzibar, on vend des siwaks en bottes. Dans plusieurs pays, la pratique reste courante en complément ou à la place de la brosse à dents. L’Organisation mondiale de la santé a d’ailleurs reconnu dès 1987 l’intérêt de ces bâtonnets pour l’hygiène bucco-dentaire dans les régions où ils sont traditionnels.

Ce que le siwak n’est pas

Le siwak est un outil d’hygiène traditionnel, pas un traitement. Il ne remplace pas un suivi régulier chez un dentiste, et les promesses miraculeuses qu’on lit parfois sur Internet ne reposent sur rien de solide. Dans le guide d’utilisation, nous expliquons comment l’utiliser simplement, et dans notre comparatif comment il se situe par rapport à la brosse.

À retenir

  • Siwak, miswak, souak : trois noms pour le même bâtonnet.
  • Il vient de l’arak, un arbuste des zones arides.
  • Sa pratique est ancienne, répandue et toujours vivante.
  • C’est un geste d’hygiène, pas un remède.

Questions fréquentes

Depuis quand utilise-t-on le siwak ?
Les bâtonnets à mâcher sont utilisés depuis l'Antiquité dans plusieurs régions du monde. Le siwak issu de l'arak est attesté de longue date en Arabie, au Moyen-Orient, en Afrique de l'Est et dans le sous-continent indien.
Quelle est la différence entre siwak et miswak ?
Aucune : ce sont deux orthographes du même mot arabe. On trouve aussi « souak » ou « miswaak ».